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  Infos `Essais / Présentations`

23 novembre 2011
Premier contact : Citroën DS5 (part IV)

Voici enfin le moment de prendre la route à bord de la nouvelle Citroën DS5. Autant vous l'avouer tout de go, nous étions impatients d'en arriver là. Au final, nous avons testé trois versions aussi différentes qu'une essence, un diesel et une hybride.  ( M. Lacroix / industrie.turbomagazine.be )

En action, l'apparent confort douillet constaté à l'arrêt se confirme, doublé d'une acoustique bien soignée, dans un cas, comme dans l'autre. Le châssis est parfaitement calibré pour procurer autant de satisfaction de confort que d'aptitudes routières. Sans doute un rien plus ferme en finition Sport. Logique !

Le premier moteur mis à l'épreuve de la route est le THP (Turbo High Pressure) 155 ch. Un bloc que nous connaissons bien. Fruit d'une collaboration avec BMW, il a gagné ses lettres de noblesse au sein de la gamme française, puisqu'on le retrouve sur les DS3, DS4, C4, Picasso…. Il confirme ici son excellence. Disponible, coupleux, il confère à la Citroën DS5 un niveau de prestations tout à fait remarquable. Cette version délivre 156 ch à 6 000 tr/mn, pour un couple maxi de 240 Nm dès 1 400 tr/mn, valeur qui reste constante jusqu’à 4 000 tr/mn. Agréable, il fournit suffisamment de dynamisme pour des relances franches.

 
Diesel-Auto : Une bonne combinaison

Mais on le sait, en nos contrées, c'est surtout le diesel qui est plébiscité, pas toujours à juste titre d'ailleurs (pour ne pas dire de moins en moins souvent !). La version essayée est elle aussi bien connu, puisqu'il s'agit du HDi 160 ch également disponible sur de nombreux autres modèles de la gamme (DS4, C5 et C8). Une mécanique de 163 ch et 340 Nm (de 2.000 à 3.000 tr/min) qui s'en tire merveilleusement bien, d'autant que la boîte 6 automatique qui lui est accouplée se comporte elle aussi de belle façon. D'autant plus facile à dire en ce qui nous concerne qu'a priori nous ne sommes pas "fans" des boîtes "auto". Les changements sont lisses, relativement rapides et le cas échéant le sélecteur séquentiel permettra à celui qui préfère gérer les passages de rapports lui-même de le faire. En revanche, la plupart des confrères présents sur ce test qui nous menait vers le Col de Vence au départ de St Jean-Cap-Ferrat et à destination d'Antibes ont déploré une consommation mixte relativement élevée proche des 8.5 lit/ 100 km. Il est vrai que déplacer une masse de plus d'une tonne-cinq nécessite de l'énergie, a fortiori sur un parcours varié comme celui-là, avec mixage de trajets urbains et de voies rapides, sans oublier les cols qui caractérisent cette superbe région des Alpes-Maritimes.

 
Hybride : oui mais…

Enfin, nous restait à découvrir la Citroën DS5 Hybride4. Avec une appréhension concernant cette boîte de vitesses des plus lentes déjà découverte sur les cousines Peugeot e-HDi… Avant cela, petit tour du proprio. La DS5 Hybride4 peut fournir jusqu'à 200 ch, en combinant le moteur diesel HDi 160 et un moteur électrique qui fournit l'équivalent de 40 ch. Ce dernier étant monté à l'arrière, la DS5 passe de simple traction à 4x4, ceci sans avoir à subir les aléas liés à l’implantation d’un système traditionnel avec arbre de transmission entres les 2 essieux. La batterie est de type Nickel-Metal Hydrure.

La technologie Hybrid4 permet une conduite en 4 modes adaptés à vos envies et/ ou besoins. Le mode AUTO sera celui le plus fréquemment utilisé, pour une conduite zen et économique. Rien de particulier à signaler, il suffit de se laisser couler, la DS5 fait le reste…

Lors des déplacements urbains, ou dans des files qui n'évoluent qu'à faible vitesse, le mode ZEV (Véhicule à Zéro Emission) propulse la DS5 de façon entièrement électrique, ce qui pourra se faire jusqu'à 4 km durant. Silence, velouté, décontraction s'ajoutent à l'aspect écologique, puisque pas plus que vous n'émettez le moindre gramme de CO², vous ne faites de bruit… Ce type de roulage demeure un régal. Le cas échéant, si votre sollicitation sur la pédale de droite ou si la batterie devient faible, le moteur thermique entre automatiquement en action.

Les conditions de route deviennent délicates ? Qu'à cela ne tienne, il suffit de sélectionner le mode 4WD, qui enclenche les 4 roues motrices de façon permanente. Le cas échéant, l'alterno-démarreur prendra le relai pour alimenter le train arrière lorsque le moteur électrique "n'en veut plus". De cette manière, vous restez toujours en mode 4x4.

Enfin, le mode SPORT dit bien ce qu'il veut dire, il permet un fonctionnement plus dynamique, avec une puissance qui peut atteindre les 200 ch, ce qui vaut à la française une vivacité accrue et des changements de rapports plus prompts, sans oublier le bénéfice d'une fonction boost à l’accélération. Et la DS5 de véritablement se métamorphoser. Avec tous les modes, le levé de pied, avec freinage ou pas, engendre une recharge de batterie (énergie cinétique).

Reste cette fameuse boîte 6 robotisée ! Les responsables de développement de Citroën ont beau nous en faire les louanges, en insistant sur le fait qu'elle est ici évoluée, elle reste lente et son fonctionnement saccadé. Trop ? Sans doute. La seule manière de se convaincre du contraire est d'utiliser l'Hybrid4 pour ce qu'elle a été conçue, c'est à dire en conduite tout à fait "éco", cool quoi ! Finalement, n'est-ce pas la raison d'être d'une voiture hybride ? A fortiori de ce rang !

Car c'est un fait, le choix de l’hybride permet une véritable rupture en termes de consommation de carburant et d’émissions de CO2, mais exclusivement pour qui évolue souvent en ville. Dans ces conditions, Citroën affirme que la baisse peut être de l’ordre de 30 à 35 %, comparativement à une motorisation diesel équivalente. Ceci permet en tous cas à la Citroën DS5 Hybrid4 de s'afficher à 99 g/ km de rejets en CO². Mais cela a un prix. Qui reste élevé : 37.530 € en finition d'attaque (" Chic "). Un choix à méditer, mais qui en toute objectivité demeure assez hypocrite…

En dépit qu'il soit difficile de la classer dans l'une ou l'autre catégorie, la nouvelle Citroën DS5 ambitionne de s'attaquer aux Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C. Ambitieux, voire téméraire puisque les compatriotes ont décidé de jeter le gant, mais sans doute faisable. D'autant que la française propose ce que les autres n'ont pas – encore ? : l'hybride. En tous cas, si la Citroën DS5 échoue dans sa mission, il faudra franchement commencer à se résoudre à dire que les allemandes sont réellement indétrônables. Quant à la DS5, gageons qu'elle trouverait un autre public. Son public ! En tous cas, la française la plus singulière de ces dernières années nous rappelle que le passé de Citroën est parsemé de voitures marquantes (Traction, 2CV, DS, SM…). Cela mérite récompense…

 

 

 

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