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  Infos `Essais / Présentations`

04 octobre 2011
Contact : Opel Ampera

La solution électrique semble représenter l’avenir pour de nombreux constructeurs. Toutefois, il faut bien reconnaître que derrière l’avantage de ne pas émettre le moindre gramme de CO2 se cache une série d’inconvénients, à commencer par une autonomie encore trop limitée. C’est là que l’Opel Ampera se positionne idéalement avec une technologie qui est appelée à se répandre. Mais au fait, que se cache-t-il derrière ces « Range Extenders » que l’on ne peut nommer hybrides ?

Sous le capot, thermique et électrique se côtoient

Cousine de la Chevrolet Volt dont elle hérite du groupe propulseur, l’Opel Ampera reçoit un moteur électrique fournissant 150 ch et 370 Nm qui a pour but premier d’entraîner les roues avant. Outre ce moteur, un bloc 1.4 essence de 86 ch, issu de la gamme Opel, est également présent sous le capot mais son utilité est totalement différente de ce que nous connaissons. A bord de l’Ampera en effet, le moteur thermique fait office de générateur et alimente les batteries de 16 kWh en électricité dès que le niveau de charge le nécessite, mais jamais sa puissance ne parvient directement aux roues avant. Dans la pratique, les quelques 60 km d’autonomie 100 % électrique sont tout à fait envisageables et, en prenant soin de maintenir une conduite souple, il sera possible de faire augmenter ce chiffre sans jamais craindre la panne sèche puisque derrière ses batteries, l’Opel Ampera peut compter sur son générateur essence pour atteindre une autonomie combinée de 500 km. Pas mal.

Au volant, silence…

L’électricité faisant office de carburant principal, le silence de fonctionnement est bien sûr impressionnant. Dans ce sens, on appréciera le petit avertisseur sonore à l’attention des piétons. Moins agressif qu’on coup de klaxon, cet avertisseur trouve son utilité en ville où les trois petits « bips » se révèlent très pratiques à l’arrivée d’un endroit fréquenté par des usagers faibles. Par contre, une fois le moteur thermique en route, petite surprise. Répondant aux sollicitations du moteur électrique, le bloc à essence n’est donc pas en interaction avec la pédale de droite, ce qui pourra s’avérer légèrement perturbant à la première intervention. A l’intérieur, on apprécie un confort de fonctionnement respectable bien que les sièges ne fassent pas partie des meilleures réalisations de la maison au Blitz. Assez futuriste dans son approche, l’Opel Ampera reçoit une planche de bord dotée de deux écrans qui informent le conducteur de nombreux points comme l’état de charge des batteries ou le mode actuel enclenché (Normal, Sport, Montagne ou Maintien de charge) et troque les habituels boutons par des censeurs tactiles qui sont loin d’être des plus intuitifs. Enfin, pour clôturer ce chapitre consacré à la vie à bord, il nous faut malheureusement aborder le cas de la finition. Si l’assemblage apparaît correct sans plus, on regrettera le choix des matériaux franchement cheap. Pas de doutes, il y a de l’Américain là derrière…

Etonnement dynamique

Sur la route, le châssis de l’Opel Ampera nous a réservé une agréable surprise. En effet, particulièrement efficace et serein, il avoue même quelques aptitudes dynamiques insoupçonnées. Il faut dire que le pack de batteries est placé sur toute la longueur de la voiture, ce qui permet une répartition des masses intéressante, favorisant ainsi l’équilibre du châssis. Cependant, cette configuration ne bénéficie pas que d’avantages puisque la place centrale arrière est sacrifiée, ce qui fait de l’Opel Ampera une stricte quatre places. Autre petit bémol, le coffre accuse une faible capacité (310 litres), les sièges rabattables permettant heureusement de libérer un espace de charge supplémentaire. En ce qui concerne ses performances, là aussi l’Opel Ampera risque de surprendre. Capable de franches accélérations, elle se prendra au jeu du dépassement sans le moindre souci, mais dans ce cas, gare à l’autonomie électrique qui risque de fondre comme neige au soleil.

Bref, l’Opel Ampera nous a séduits lors de cette petite prise en main. Il faut dire que le principe du Range Extender bénéficie de nombreuses qualités à commencer par un niveau de consommation très intéressant. En effet, une fois l’autonomie électrique disparue, la consommation reste cantonnée sous la barre des 2 l/ 100 km (1,7 l/ 100 km lors de notre essai), ce qui lui vaut également des rejets de CO2 très favorables d’environ 40 g/ km. C’est un fait, Opel devrait attirer les regards vers lui avec cette auto qui se révèle être une solution très convaincante face aux coûts actuels des carburants. Mais avant de gagner de l’argent à la pompe, il faudra casser sa tirelire. Disponible (dès le mois de décembre) à partir de 44.500 €, elle facture ses qualités au prix fort et ne bénéficie pas des avantages fiscaux réservés aux véhicules 100 % électrique, ses quelques grammes de CO2/ km la plaçant dans la catégorie des hybrides aux yeux de la loi…

 

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