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  Infos `Essais / Présentations`

04 juillet 2011
Contact : Lotus Evora IPS

Au chapitre des marques légendaires de l’industrie automobile, Lotus occupe certainement une place à part. Toujours caractérisées par leur légèreté et leur agilité, les réalisations issues des ateliers d'Hethel fascinent depuis plus de 50 ans. Et si la récente orientation suivie par la marque pourrait choquer les puristes, quelques concessions valent mieux qu’une totale disparition. C’est dans ce contexte qu’est apparue la Lotus Evora équipée d’une boîte automatique. Nous avons eu la chance d’en prendre le volant, impressions. ( H. Watrin / industrie.turbomagazine.be )
 
Comme tous les petits constructeurs de ce type, Lotus a connu ces dernières années de sérieuses difficultés financières qui ont obligé les dirigeants de la marque à songer à l’introduction de modèles moins radicaux destinés à séduire de nouveaux marchés. C’est dans ce contexte que voyait le jour, voici deux ans déjà, la Lotus Evora. Une splendide GT qui malgré un embonpoint certain parvient à entretenir le mythe de la marque grâce à des qualités dynamiques préservées. Toutefois, malgré le patrimoine qu’elle revendique, l’Evora ne fait que trop peu d’émules aux Etats-Unis et en Asie, deux continents sur lesquels Lotus tablait pour relever la tête. Dès lors, soucieux de relancer la carrière de l’Evora en ces contrées, les ingénieurs ont songé à une nouveauté qui manquait au catalogue pour réellement séduire asiatiques et américains: une boite automatique.
 
C’est donc grâce au partenariat avec Toyota, qui fournit déjà des moteurs à Lotus dont le V6 3.5 qui équipe l’Evora, que cette boîte automatique a pu trouver place à bord. Techniquement, il s’agit en réalité de la boîte qui équipe déjà les Toyota Camry et Lexus RX350 aux USA. Mais avant de trouver place à bord d’un produit badgé Lotus, cette dernière est bien sûr passée entre les mains des ingénieurs de la marque qui, en plus de lui avoir donné son nouveau nom Intelligent Precision Shift (IPS), lui ont également fait subir un reconditionnement nécessité par le caractère sportif de la Lotus Evora. Disponible uniquement en combinaison avec l’Evora classique, cette boite simple embrayage convient parfaitement à une utilisation souple en mode drive mais peine quelque peu à soutenir la comparaison face aux dernières boites issues de la concurrence lorsque le rythme augmente. En effet, malgré des montées de rapports assez rapides, elle souffre lors des rétrogradages où un coup de gaz façon talon pointe s’effectue automatiquement. Si on pourrait penser cette opération judicieuse, en réalité la montée en régime se fait de manière trop linéaire ce qui pourra parfois surprendre le pilote lors des freinages. Malgré cela, comment ne pas apprécier ce châssis taillé au scalpel ainsi que cette direction ultra directe qui renvoie un feed back tout simplement extraordinaire. On en viendrait presque à regretter que le moteur ne développe « que » 280 ch tant le châssis pourrait en accepter beaucoup plus.
 
Très bien installé aux commandes, quelques minutes suffisent pour se sentir parfaitement à l’aise. Quelque peu spartiate si on le compare à celui de ses principales rivales, l’habitacle reprend cependant les équipements indispensables. On soulignera par contre la présence d’un combine multimédia Alpine qui n’a malheureusement pas sa place à bord d’une voiture affichée à 61.810 €. Difficile d’usage et très peu lisible, il déçoit dès le premier contact et exaspère même au fil des kilomètres. Dès lors, mieux vaut simplement le couper et profiter des vocalises du V6 comme seul apport musical. Coupé 2+2, la Lotus Evora n’est évidemment pas à l’aise quand il s’agit d’embarquer des passagers à l’arrière. A tel point qu’on en vient à déconseiller cette option assez coûteuse qui ne conviendra qu’aux très (très) petits gabarits.

 

Au final, que dire de cette Lotus Evora IPS… Un châssis qui fait des merveilles sur bon revêtements, une ligne très réussie et des sensations bien réelles, rien à faire, une Lotus reste une Lotus. Malheureusement, nous ne pouvons que vous conseiller de laisser cette transmission IPS aux Américains. En effet, déjà incroyablement attachante malgré les quelques lacunes de la boîte, c’est à travers le maniement d’une vraie boîte 6 mécanique qu’on appréciera au mieux son potentiel. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas opter pour la récente version S qui développe 40 ch de plus grâce à l’ajout d’un compresseur et qui est uniquement disponible en boîte manuelle. A notre sens, l’Evora la plus homogène. Mais à quel prix…  
 
 

 

 

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