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04 mai 2012
Dossier : Coupés/ Cabriolets (O-V)
Chez Peugeot, on a toujours apprécié les coupés et les cabrios. Pas étonnant dès lors que ce soit ici que l'on trouve, dès les années 30, le concept du coupé-cabriolet à toit rigide escamotable. Mais si la Peugeot 402 Eclipse de l'époque ne sera jamais commercialisée, essentiellement pour des raisons de coûts, la maison sochalienne se rattrape en 2000 en popularisant ce système avec sa nouvelle Peugeot 206CC. Aujourd'hui, la Peugeot 207CC a pris la relève et la série "trois-zéro" y a aussi adhéré (Peugeot 307CC et 308CC). La plus petite est affichée dès 17.000€, sa grande sœur dès 22.500€ et les deux sont disponibles avec mécaniques diesel HDI. En revanche il faudra débourser près de 25.000€ pour le moins onéreux des Peugeot coupés RCZ. Une réalisation magnifique digne des plus beaux concepts. De surcroît, la qualité générale de ce modèle est d'un niveau qui n'a rien à envier aux références allemandes. 1600 est la cylindrée de ses moteurs, tant essence (156 et 200 ch) que diesel (163 ch).
A l'instar de Peugeot, Renault propose un coupé-cabriolet à toit rigide escamotable. Sauf qu'ici, le toit de la Renault Mégane CC est vitré. Une manière de profiter de la luminosité et des rayons du soleil même lorsque le toit est fermé. Les mécaniques retenues sont au nombre de 5, avec côté essence les TCe 130 et 180 ch, côté diesel les dCi 110, 130 et 160 ch. De quoi trouver chaussure à son pied. Plus récemment, Renault a lancé un petit roadster doté d'un système de toit rigide rétractable original, puisque celui-ci pivote sur un axe pour se ranger dans le coffre en 12" à peine. Sorte de Renault Twingo découvrable, la Renault Wind, c'est son nom, est facturée à partir de 17.450€. Enfin, plus haut en gamme, le Renault Coupé Laguna est une merveille de son segment. On apprécie son faciès façon Aston Martin et son châssis à 4 roues directrices. Disponible dès 32.500€, le Renault Coupé Laguna n'est plus associé qu'à des mécaniques diesel dCi de 150 à 240 ch.
SEAT
Aucun coupé ou cabriolet ne figure au programme de SEAT, mais il y a toutefois l'Ibiza SC (SportCoupé). Certes les puristes ne la considèrent pas comme un vrai coupé, mais son esthétisme vaut le détour. Un look dû à un Belge, Luc Donkerwolke, chef du design de SEAT, qui a créé un profil fuselé, avec des traits acérés que l'on retrouve à l'intérieur, subtilement mélangés à quelques rondeurs. Et puis la multiplicité de l'offre ne manque pas d'intérêt non plus, puisque la SEAT Ibiza est le modèle le plus décliné de SEAT. On compte en effet non moins de cinq niveaux de finition (Base, Reference, Ecomotive, Style, et FR) et neuf moteurs, tant à essence (1.2-60 et 70 ch et 105 ch, 1.4-85 et 150), que diesel CRTDI (1.2-75 ch, 1.6-90 et 105 ch et 2.0-143 ch). Ce à quoi s'ajoutera à terme la SEAT Ibiza Cupra et son 1.4-180 ch. Notons aussi la plus grande diffusion de l'excellente boîte DSG, tandis que qualité et finition VW sont omniprésentes. Et puis, il y a l'écolo "Ecomotive" à 89 g/ km de CO2.
Marque automobile relativement récente, Smart a proposé un moment un Roadster vrai de vrai, avec tous les critères propres à ce type de véhicule : biplace, léger, maniable, fun et découvrable. Mais son succès mitigé (sauf peut-être outre-Manche) a signé prématurément son arrêt de mort. Si bien qu'aujourd'hui, seule la Smart ForTwo, modèle initial de la marque de Hambach (Moselle/ France), subsiste au rayon découvrable de Smart avec sa variante Cabrio. Restylée à l'été 2010, la Smart ForTwo n'a que sensiblement évolué (feux diurnes et nouveau GPS). Quatre mécaniques sont toujours proposées, du 999cc mhd (micro hybrid drive) de 71 ch, au Brabus de 102 ch (pour 780 kg), en passant par la version intermédiaire de 84 ch de ce même bloc 3 cylindres à essence et le diesel cdi de 55 ch avec filtre à particules (86 g/ km de CO²). Du côté du portefeuille, il faut compter entre 13.673 et près de 24.000 € pour bénéficier des avantages de cette micro-citadine branchée.
Alter ego du coupé Subaru BRZ, le Toyota GT-86 signe le retour du coupé chez le numéro 1 japonais (la Toyota Celica, dernière du genre, a été retirée de la gamme en 2005). Ce qui se fait de fort belle manière. Car non seulement la ligne est élégante et attractive, mais la qualité du châssis devrait faire référence. Posé très près du sol, il installe son conducteur à seulement une quarantaine de centimètres du bitume. Avec un centre de gravité bas, encore optimisé par l'architecture "Boxer" du bloc propulseur installé sous le long capot avant, cela confère à l'ensemble une tenue de cap, des qualités directionnelles et une précision de conduite remarquables. D'autant que l'amortissement est à l'avenant. Dans cette collaboration, Toyota s'est chargé du style et de la mise au point du système d'injection D-4S. Le coup d'envoi de la production a été donné en mars dernier à l’usine Subaru d’Ota, la commercialisation est prévue dès juillet 2012.
Chez Volkswagen, on relève deux propositions de découvrables basées sur la VW Golf (en attendant la nouvelle VW Beetle Cabrio prévue un peu plus tard dans l'année). La VW Eos adopte le système moderne du toit rigide escamotable propre au concept du coupé-cabriolet, aussi désigné "CC" (attention, chez VW, CC est un modèle à part entière, une berline-coupé à 4 portes basée sur la Passat). Choix totalement différent de "dame Golf Cabrio" qui préfére rester fidèle à ses ancêtres et à la bonne vieille capote de toile. Sous peu, et il s'agira d'une première dans son histoire, une version GTI complètera cette offre VW Golf Cabrio. Sûr qu'il y aura de l'intérêt ! Reste la VW Scirocco. Seule proposition coupé du constructeur allemand, elle est comme les modèles susmentionnés prévue avec les mécaniques bien connues du groupe VW (essence et diesel), ainsi que la fabuleuse boîte DSG à double-embrayage.
Volvo
Revenu aux marchés des coupés et des cabriolets par les Volvo C70 au milieu des années 90, Volvo a cédé en 2005 à la mode "CC", comprenez "coupé-cabriolet". Mais si le toit rigide s'escamote généralement en 2 parties chez la concurrence, il y en a une de plus pour la Volvo C70, ce qui permet de conserver une ligne élégante sans recourir à l'imposant postérieur qui fleurit souvent dans ces cas-là. Suffisamment rare que pour être souligné. Le coffre perd en revanche la moitié de sa capacité une fois la voiture décapotée. Notons que cette véritable 4 places ment sur sa filiation, puisqu'en fait bâtie sur base Volvo S40/ Volvo V50. En 2009, son design s'est aligné sur celui des Volvo XC60 et Volvo C30 (nouvelle face avant, feux arrière à diodes), tout en conservant ses spécificités dans l'habitacle (ex. la fine console centrale flottante produit toujours son petit effet). La gamme compte 3 versions : T5-230 ch et diesel D3 et D5 (150 et 177 ch), tous à 5 cylindres.
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