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09 juin 2009
Moteur à air comprimé : L'intrus ! (Part II)
Dans notre première partie dédiée au moteur à air comprimé, nous avons évoqué les balbutiements de cette invention venue essentiellement par le biais du chemin de fer. Les faiblesses inhérentes à une nouvelle invention devaient toutefois être solutionnées. (M. Lacroix)
Le problème de formation de cristaux de glace qui bloquaient les moteurs apparu au cours du 19e siècle, c'est Louis Mékarski qui va le résoudre, en associant l'air comprimé à de l'eau surchauffée sous pression. Désormais opérationnel, le moteur à air comprimé a ainsi équipé des réseaux de tramways dans différentes villes de France durant six décennies, jusqu'en 1933 : Paris, Nantes, Vichy, Aix-les-Bains, La Rochelle, Saint-Quentin.
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Locomotive à air comprimé "Porter" (1923)
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Outre-Atlantique, de tel locomotives furent aussi utilisées, par exemple celle due à Porter pour la mine d'or Homestake (photo) et l'un des projets de métro aérien de New York devait lui aussi en utiliser, avec un concept qui aurait bénéficié de la récupération d'énergie au freinage pour recharger le réservoir d'air comprimé et réchauffer le réservoir d'eau. La récupération d'énergie ! Cela ne vous dit rien ?
Le système continua d'évoluer de même que son autonomie augmenta, notamment grâce à la possibilité de désormais disposer de réservoirs d'air à très haute pression (jusqu'à 250 bars). Dans les années 50, dépassée, cette technologie fut mise au rancard au profit de nouvelles applications, majoritairement fondée sur l'alimentation en carburant fossiles. Pour mieux revenir ?
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